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mardi 7 février 2023

Le sucre et/ou le miel !



Un coup de Trafalgar sur le sucre en France !


Les néonicotinoïdes sont apparu au milieu des années 1980, une petite révolution dans la lutte contre les insectes et les virus de nos cultures. Pour lutter contre les viroses (des virus apportés par piqure d’insecte), il n’est pas question de diffuser dans l’environnement des antiviraux, mais de détruire les insectes vecteurs. Mettre quelques grammes d’insecticide Néonicotinoïde (NNi) autour d’une graine enterrée dans le sol (100 000 graine/ha sur 1 cm²), permet de limiter la dose/ha (- 90%) par rapport à une pulvérisation aérienne (sur 10 000 m²d’un ha) et de ne plus utiliser d’insecticide (carbamate très rémanent dans le sol et diffusion dans l’eau) sur la ligne de semis. En protégeant des insectes du sol seulement autour de la graine et seulement des insectes piqueurs, une véritable révolution pour la protection des plantes et pour l’environnement a été apportée par cette technique.



Dans la même période, le problème d’effondrement des colonies d’abeilles est apparu en France qui connaissait une production de miel record. Des destructions de rucher accidentel par des insecticides sont constatés. Le pelliculage des semences traités avec les NNi produit des poussières diffusées notamment avec les souffleries des semoirs monograines utiliser pour les semis de maïs, tournesol et betterave. Les semoirs sont modifiés et le pelliculage de semences nettement amélioré. La recherche apicole découvre des parasites (varroa, frelon,..), virus et maladies exotiques qui progresse rapidement dans l’environnement et les ruchers.

Dans la même période, les ONG écologistes cherchent le soutient de l’opinion pour faire avancer leurs idées. La peur d’OGM, puis des pesticides est diffusés par des actions chocs, des études scientifiques et des décisions de justices proches de ses mouvements militants.

Après l’interdiction des OGM, la relation entre les NNI et les abeilles est devenu un nouveau cheval de bataille jusqu’à interdiction en 2018 de trois NNI pour l’agriculture, mais toujours très efficace pour protéger nos chats et chiens des tiques et puces, en collier, pipette sur la peau ou cachet à avaler.

Les alternatives aux NNi pour les agriculteurs sont un retour aux pulvérisations aériennes d’insecticides moins efficaces et répétées, ce qui est une gageure avec les objectifs de réduire de 50% les pesticides.








En 2020, sur la culture de betterave sucrière, la pression de pucerons est tel, que les traitements insecticides aériens ne sont pas suffisant, même avec des produits autorisés par dérogation. Devant la perte de rendement pour les agriculteurs, le manque de tonnage impacte les couts de fonctionnement des sucreries et distilleries, la perte des marchés de sucre auprès des clients mondiaux, le ministre de l’agriculture Denormandie arrache une dérogation pour la seule culture de betterave sucrière (plante biannuelle, récolté la première année, avant sa floraison en deuxième année) pour une période de 3 ans, avec un budget de 20 M€ pour la recherche d’alternatives au NNi.

Mais cela était sans compter sur la pression constante des ONG écologiste pour utiliser le droit européen pour mettre fin avant la 3e année de la dérogation à quelques jours de semis de betterave.

Retour aux seules alternatives possibles, les insecticides peu efficaces utilisés en 2020. 
Les autres pays européens avaient une dérogation jusqu’à 2020 pour les trois NNI interdit et depuis cette date une solution en pulvérisation plus efficace (acétamipride jusqu’en 2033), non autorisé en France pour son classement NNI.

Les règlements européens bloquent la solution génétique. Les gènes de résistance aux 4 virus de la jaunisse de la betterave sont connus et pourraient être transférés à des variétés betteraves rapidement, mais avec une technique « Qualifiée OGM ». Mais aussi en France, de nouveau insecticide interdit qualifié de « NNI caché » par un tribunal sous pression ONG écologiste.







La force médiatique du slogan « insecticides tueurs d’abeilles » ne va pas s’arrêter là, déjà cela dérives vers les « pesticides tueurs d’abeilles « . L’idée de la disparition des abeilles et des insectes est si intiment lié aux pesticides dans l’opinion publique, que ce schéma va continuer avec le glyphosate, fongicide SDHI et tous autres insecticides qualifiés à leur tour de « tueurs d’abeilles ».





La perte de la biomasse des insectes et le phénomène d’effondrements des colonies sont bien une réalité, le constat est indéniable. Après le retrait d’un nombre conséquent de molécules, force de constater que la situation des pertes de colonies d’abeilles rester très variable au fil des années, qui renforce l’aspect multifactoriel. Est-ce que l’interdiction des NNi depuis 2018 a été une solution majeure aux pertes de colonies. Y a-t-il une différence notable sur ces pertes entre les zones betteravières et le sud de la France sans betterave sur les deux années de dérogation des NNi. A ces deux questions la réponse est non, la présence du varroa, des virus et maladies, et de la ressource alimentaire des abeilles domestiques est bien plus problématique pour l’apiculture.



Le paradoxe entre l’apiculture et la production de betterave en France est tel, que ces deux mondes s’ensemble s’opposer, les insecticides contre les abeilles, le sucre contre le miel. Mais ils sont faces aux mêmes problématiques, lutter contre des virus en contrôlant leur vecteur. Contrôler les pucerons vecteurs de la jaunisse pour les betteraviers et contrôle le varroa vecteur de nombreux virus pour les apiculteurs, et cela passe nécessairement par des solutions insecticides. Même combat pour notre ressource sucré, sachant que ce lien est renforcé par l’apport de sucre de betterave dans les périodes de disette des colonies d’abeilles.






Sortir de cette propagande « tueur d’abeilles » par une recherche active sur les pathologies des abeilles permettrait certainement d’avoir une vision scientifique et de réelle solution pour ces deux secteurs économiques dans leur environnement partagé. Le programme Apiluz est un exemple de mise en commun de ressources et de solution, entre des apiculteurs et des producteurs de luzerne.

Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles (RBA) travaille depuis 20 ans sur cette mise en relation entre l’apiculture et la ressource agricole.


La défaite de Trafalgar et la fermeture des routes du sucre posèrent la question de la souveraineté. Mettre en commun des moyens permet de dégager des solutions pragmatiques et tordre des idées préconçues dans l’opinion, dans un intérêt commun et souverain.


en complément:

 l'article de Christophe boizard , cultivateur

Fin des semences enrobées aux néonicotinoïdes pour la betterave : quelles conséquences, quelles alternatives ?


un fil twitter de Damien Ameuil 


dimanche 10 janvier 2021

Consultation publique : semences de betteraves sucrières traitées


Projet d'arrêté autorisant provisoirement l’emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant les substances actives imidaclopride ou thiamethoxam




Cet arrêté autorise pour une durée de 120 jours l’emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec un produit phytopharmaceutique contenant la substance active imidaclopride ou thiamethoxam.


Ma contribution : le 10 janvier 2021


 La lutte contre les bio-agresseurs sur les cultures est un acte pour une agriculture durable.

Le seul geste barrière contre les virus de la jaunisse de la betterave est aujourd'hui, la maitrise des population de pucerons, vecteur des virus.

Il n'est pas concevable de ne pas utiliser des techniques dans notre pays, quand nos voisins européens les utilisent.

L'utilisation des traitements de semence de betterave avec un Néonicotinoïde est aujourd'hui la solution qui présente le meilleur bénéfice/risque.

sur le pilier de l'environnement, dose très faible et cibler autour de la graine et pas de traitement aérien. maintient d'une culture importante dans l'assolement.

sur le pilier sociale, maintient de la filière sucrière Française, locale et international, sur les métiers du sucre, alcool, cosmétiques et carburant.

sur le pilier économique, circuit cours autour de l'implantation des sucreries, système coopératif fort, investissement local.


La perte en 2020 de 50% de ma production de mon tonnage contractualisé de betterave, impacte fortement mes revenus, la rentabilité de ma coopérative, les investissement de mon prestataire d'arrachage, les transporteurs de ma récolte à la sucrerie, augmente les couts fixe de ma sucrerie et sa pérennité.

mardi 10 janvier 2017

Avoir les abeilles !!!


Définition: Avoir les abeilles

L'abeille est un insecte réputé pour s'énerver facilement en cas d'agression. Lorsqu'il se sent agressé, cet insecte pique en général son assaillant de manière vive. Avoir les abeilles, c'est donc être très en colère, en argot.



Oui les abeilles, dans la même semaine !!





2° http://www.mediaterre.org/france/actu,20170105143647.html


Un communiqué du  Réseau Biodiversité pour les Abeilles


Bilan des suivis des mortalités d'abeilles par la DGAL (Ministère de l'Agriculture)

Pathologies, mauvaises pratiques apicoles et famine : les véritables causes des mortalités d'abeilles clairement identifiées
 Les conclusions 2015 du dispositif officiel de suivi des troubles d'abeilles par les services du ministère de l'Agriculture sont claires et sans ambigüité : ce sont bien des facteurs sanitaires et nutritionnels qui expliquent les mortalités d'abeilles. On peut donc hiérarchiser les facteurs par importance : 1- Pathologies 2- Pratiques apicoles 3- Manque de ressources alimentaires et 4- Produits phytosanitaires.
 En matière de santé du cheptel apicole, l'analyse du bilan annuel des enquêtes menées par les services de l'Etat est riche d'enseignements. Ces enquêtes font suite aux signalements de mortalités aiguës de colonies. En 2015, ce sont 195 alertes dans 52 départements qui ont été enregistrées, ce qui représente une forte hausse des signalements par rapport aux années précédentes et donc implique une plus grande fiabilité et représentativité des problèmes rencontrés sur le terrain par les apiculteurs.
 Le Varroa, ennemi numéro 1 des abeilles
Près de 4 enquêtes sur 10 ont conclu à la responsabilité certaine de pathologies expliquant ainsi les mortalités observées. C'est essentiellement l'insuffisance, voire l'absence complète, de lutte contre le Varroa qui explique cette situation. « Eu égard au profil de varroa et son rôle dans l'affaiblissement du système immunitaire de l'abeille ainsi que son rôle de vecteur d'autres agents pathogènes, notamment les virus, ce constat récurrent est alarmant et invite à des actions concrètes et rapides de la part des apiculteurs » selon Fayçal Meziani, référent expert national « apiculture, pathologie des abeilles » à la DGAL (Direction Générale de l'Alimentation - Ministère de l'Agriculture)*.

Les mauvaises pratiques apicoles au banc des accusés
Il n'est pas très politiquement correct d'évoquer la qualité des pratiques apicoles. Si, fort heureusement, une large majorité d'apiculteurs gèrent avec soin et attention leur cheptel apicole, force est de constater que les mauvaises pratiques perdurent. Selon l'expert de la DGAL, il s'agit en effet d'un autre constat récurrent. Et loin d'être marginal, il explique environ 1 cas de mortalité sur 7 (14 %). Concrètement, il s'agit de lutte contre le varroa avec des produits acarides non homologués ou des « remèdes de grand-mère faits maison », de mauvaises préparations de l'hivernage, de couvain refroidi, de pénurie alimentaire et dépopulation en sortie d'hiver... Pour Fayçal Meziani, « ces pratiques engendrent des mortalités élevées constatées au sein des colonies visitées ».*
A quand une stratégie nationale de lutte contre le Varroa ?
Présent en Europe depuis 1982, le Varroa est la principale menace pour les abeilles. « Lorsqu'une stratégie de lutte collective est menée, les résultats sont là » explique Philippe Lecompte, Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles. « Dans la Marne, où une lutte collective est organisée, les mortalités d'abeilles liées au varroa restent à des taux raisonnables de l'ordre de 9 à 13% selon les années » poursuit-il. Dans ses conclusions annuelles, la DGAL ne fait pas mystère de la nécessité d'une telle stratégie contre cet acarien parasite.

Les abeilles continuent de mourir de faim
Après les pathologies, les mauvaises pratiques apicoles et les phénomènes de désertion des ruches dont la cause se trouve également dans les maladies, la famine est un autre facteur préoccupant pour les apiculteurs. Depuis une dizaine d'années, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles ne cesse d'alerter les pouvoirs publics sur cet enjeu dont les réponses apportées demeurent insuffisantes. « Pourquoi le verdissement de la PAC, censé être un outil environnemental, a sonné le glas de la prime aux jachères apicoles ou mellifères » s'interroge Philippe Lecompte. Il faut d'urgence mettre en œuvre des mécanismes pour favoriser le développement d'une ressource alimentaire adaptée aux besoins des abeilles, c'est à dire une ressource en quantité suffisante tout au long de la saison, avec une diversité d'espèces et une qualité nutritive des pollens élevée. Outre les jachères, les éléments du paysage à mobiliser sont multiples : haies, lisières forestières, bords de champs, bandes enherbées le long des cours d'eau...
Les pesticides, on en parle beaucoup. Sans doute trop !
La responsabilité des produits phytosanitaires par des intoxications ayant conduit à des mortalités d'abeilles apparaît à nouveau comme très réduite. Selon le bilan de la DGAL, ces cas ne concernent que 4% des cas de mortalité. Parmi les substances pointées du doigt, le Spinosad émerge. C'est un insecticide utilisé en agriculture biologique. Apiculteur professionnel bio, Philippe Lecompte reconnaît que « le label bio en agriculture ne signifie pas une absence de risque sur la santé des abeilles, ni la présence d'une ressource florale pour les abeilles ». Il ressort également des résultats de ces enquêtes que les cires sont les matrices principales de contamination à long terme. En effet, on observe des phénomènes d'accumulation des toxiques dans les cires puisque la dégradation des résidus se fait de manière très lente. Ainsi, 5 ans sont nécessaires pour qu'une cire perde 50% des résidus de fluvalinate, solution anti-Varroa placée directement au cœur des ruches, mais également utilisée comme insecticide en agriculture pour contrôler les méligèthes, ravageurs du colza.
Selon le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, il est temps de se rendre à l'évidence et de prendre acte des résultats de ces enquêtes qui, années après années, affichent une continuité et une cohérence dans leurs conclusions. Dès lors, pourquoi continuer à refuser de voir la réalité en face en maintenant un focus manifestement disproportionné sur les pesticides et en s'obstinant de refuser de traiter les véritables sujets, à commencer par la lutte contre le Varroa par un accompagnement des apiculteurs avec des formations adaptées à un métier de plus en plus complexe. Des intoxications liées aux produits phytosanitaires existent. Il faut bien entendu y répondre mais sans en faire l'arbre qui cache la forêt. « Ce sont avant tous les apiculteurs qui doivent supporter les conséquences de ces mauvais choix » rappelle Philippe Lecompte.
« La France continue de perdre ses abeilles quand d'autres pays développent leur cheptel, à situation environnementale comparable. L'année 2016 est une année noire pour l'ensemble de la filière. C'est la pire de toute notre histoire. On ne compte plus les apiculteurs qui mettent la clé sous la porte. La production nationale s'est effondrée à 8 000 tonnes. Il y a urgence. Nous sommes déjà dans le mur mais il faut maintenant en sortir et reconstruire » conclut-il.

* cf. article publié dans La Santé de l'Abeille n°275

Contact presse : Pierre Testu
A propos du Réseau Biodiversité pour les Abeilles
Fondé par Philippe Lecompte, apiculteur bio professionnel à Ville en Tardenois (Champagne), le Réseau Biodiversité pour les Abeilles s'impose depuis sa création en 2007 comme l'expert de l'alimentation des colonies. Acteur innovant et incontournable dans la déclinaison de la biodiversité en France, il coordonne le développement et la mise en place de jachères apicoles et d'intercultures mellifères. Véritables garde-manger pour abeilles, ces oasis de biodiversité sont réparties sur l'ensemble du territoire et contribuent de manière efficace au renouvellement du dialogue entre apiculteurs et agriculteurs grâce à un partenariat gagnant - gagnant. A ce jour, plus de 15.000 hectares consacrés à l'alimentation des pollinisateurs et au maintien de la biodiversité sont ainsi recensés. www.jacheres-apicoles.fr

http://www.jacheres-apicoles.fr/index/chap-adhesion/

Depuis 9 ans, le RBA travaille avec les agriculteurs pour développer la mise en place de jachères apicoles et ainsi pallier au risque de disette alimentaire. En effet, grâce à des mélanges d’espèces connues pour leur intérêt agronomique et pour la qualité de leur pollen et de leur nectar, ce type d’aménagement permet de satisfaire à la fois les pollinisateurs et les agriculteurs. Si les itinéraires techniques pour l’implantation de ces aménagements sont désormais bien maitrisés, il est nécessaire que les jachères apicoles ou mellifères soient stimulées par une règlementation incitative et valorisées par la Politique Agricole Commune. Le besoin de ressources alimentaires supplémentaires pour les pollinisateurs est une opinion partagée par la communauté scientifique mais reste hélas insuffisamment portée par la France et l’UE. Nous incitons donc les pouvoirs publics à intégrer ce facteur clé à travers une déclinaison paysagère territoriale pour résoudre la crise apicole





alors que ....





Des surfaces d’intérêt écologique sans grand intérêt pour la biodiversité

Un exemple de surface d'intérêt écologique.
Un exemple de surface d'intérêt écologique.
©MAAF
Pas très écologiques, les surfaces d’intérêt écologique? C’est la critique formulée par deux ONG, à l’heure où la Commission tente de bannir les pesticides de ces zones censées améliorer la biodiversité de terres agricoles, en passe de devenir des déserts biologiques.
Un cinquième des terres agricoles de l’Union européenne sont considérées comme surfaces d’intérêt écologique (SIE). Cette notion constitue l’une des trois mesures-phares du verdissement de la politique agricole commune (PAC) de 2013, avec la diversification de l’assolement et le maintien des prairies permanentes. Pour y prétendre, l’agriculteur doit consacrer 5% de sa surface en terres arables[1] à des pratiques censées être bénéfiques pour la biodiversité. Listées avec précision, leur mise en œuvre donne droit à des équivalences en surface (voir ici), qui seront prises en compte dans le calcul des paiements directs.
PLANTES FIXANT L’AZOTE
Or, assurent The European Environmental Bureau (EEB) & BirdLife Europe & Central Asia (ECA) dans une étude, alors que les agriculteurs ont plus qu’atteint sur le papier l’objectif fixé par la PAC, ce sont des cultures aux effets négligeables sur la biodiversité qui sont cultivées sur 75% des terres déclarées comme SIE. En cause: les cultures de plantes fixant l’azote, celles portant des cultures dérobées[2] ou a? couverture végétale, plantées ou semées au détriment des jachères (qui occupent un cinquième des SIE), dont les conséquences positives pour la biodiversité sont bien plus élevées. Ce constat arrive à point nommé, alors que la Commission ferraille pour interdire les pesticides sur les SIE.

et combien de perte de production pour notre Pays et nos agriculteurs, mis à l'abris des technologies utilisées dans le monde  !!





Pas de lien entre le Gaucho et la mortalité des abeilles


Fin d’une procédure de près de 16 ans

C’est une « décision importante » pour Bayer qui « met un terme à une procédure qui aura duré près de 16 ans ». Elle confirme que « les causes de mortalité des abeilles sont multifactorielles » et que le Gaucho « lorsqu’il est utilisé dans le respect des bonnes pratiques agricoles est hors de cause dans la mortalité des colonies d’abeilles ».
« La récente loi sur la biodiversité adoptée en juillet 2016 et qui interdit l’usage des produits de la famille des néonicotinoïdes ne permet donc pas de résoudre les causes principales et réelles de mortalité des abeilles, regrette la firme phytosanitaire. Elle prive en outre les agriculteurs français d’outils sûrs, efficaces et compétitifs, sans que pour l’heure aucune solution alternative durable ne leur soit proposée. 

Un jour viendra le procès des OGN marchand de peur, lobby autorisé de la république et non créateur de valeur et de richesse de notre économie, un jour viendra ...!!?




lundi 30 novembre 2015

du @MIIMOSA pour les #Abeilles

Quel est le meilleur moyen de "sauver" les abeilles domestiques ?



C’est sans doute d’acheter et consommer du miel, et donc de maintenir une apiculture française prospère. Un apiculteur qui protège son cheptel contre le parasitisme et lui portant le gîte et l’alimentation nécessaire à son entretien et à sa production. Voilà une apiculture durable.
Oui, l’apiculture est un élevage, avec une production de produit de la ruche et un service, la pollinisation.

Mais cet élevage a une particularité, l’alimentation se trouve dans l’environnement proche, sans liaison avec une notion de surface à butiner.

De plus, cet environnement change,
- Moins de plante a fleurs cultivées ou concentré dans des périodes de l’année
- Moins de fleurs dans les zones urbanisées (pavillon gazon/thuya, potager…)
- Des lisières de bois entretenu à la verticale (depuis 1992, reforme de la PAC)

La mauvaise idée est sans doute de mettre une ruche dans le fond de votre jardin, sans formation sanitaire et sans ressource suffisante, vous participez à l’effondrement des colonies, en développement un fond de cuve de parasites et de maladie apicole.
Il y a bien une alerte sanitaire contre la grippe aviaire, mais que pensez des centaines de poules vendues dans les jardineries au particulier, sans contrôle sanitaire, pour le contrôle d’une épidémie ?



La meilleure idée est de mettre à disposition des abeilles domestiques et sauvages, des fleurs, source de leur alimentation en pollen et nectar, et surtout dans les périodes de disette, à l’automne juste avant la période de repos de la ruche.

Pour cela, si vous avez des mètres carrés, planté des fleurs.


Si vous n’avez pas de surface, aidez à créer votre surface fleurie, 

devenez ageekculteur !





Fleurir les plaines agricoles champenoises en parrainant des jachères apicoles, sources de nectar et de pollen pour les abeilles.

C’est le projet participatif que le Réseau Biodiversité pour les Abeilles (RBA) vient de lancer sur la plateforme de financement participatif @Miimosa.

 L’objectif est de faire semer pour le printemps 2016 des hectares de jachères agricoles par des agriculteurs volontaires de la région, afin d’augmenter la disponibilité florale des paysages agricoles et d’enrichir les ressources alimentaires (pollinifères / nectarifères) des abeilles et des autres pollinisateurs. Nous comptons sur votre soutien, pour que cette initiative de fleurissement du paysage champenois soit une réussite. Alors n’hésitez surtout pas à venir contribuer à ce projet et de le partager autour de vous pour que notre objectif de 25 hectares de jachères apicoles implantées soit atteint. 









vendredi 2 janvier 2015

Ces tabous qui font mourir l'apiculture !!

 J'écoutais l'autre jour Jean D'Ormesson, qui parlait de notre époque :

"Nous vivons dans l'imposture"

Cette phrase tourne dans ma tête, où tout ce que les médias nous envoient en masse dans les oreilles, dans les yeux, conditionnent et formatent notre opinion, avec des dogmes, des clichés... des tabous !!



(existe-t-il réelement un berger ?)
 

L'exemple des abeilles est un cas d'école,
.... et voici un article à la "j'accuse"
lesechos.fr .

Ces tabous qui font mourir l’apiculture



J'accuse cette imposture permanente :

Les pouvoirs publics ne doivent pas avoir peur de la réalité ni d’une poignée d’apiculteurs radicaux qui aiment à se faire entendre dans le chaudron médiatique

Les facteurs de mortalité des abeilles sont complexes. Ils se heurtent à la volonté des pouvoirs publics de simplifier le débat en le réduisant à la seule question des pesticides.
 

L’arrivée du Varroa [NDLR : un acarien parasite des abeilles], la multiplicité des échanges et les impacts négatifs des réformes de la PAC sur l’alimentation des abeilles rendent les savoir-faire traditionnels insuffisants.
Selon l’Institut technique et scientifique de l’abeille et de la polinisation, seule une ruche sur deux est traitée correctement contre le Varroa.



Comment demander aux agriculteurs d’agir en ce sens alors même que l’Etat est incapable de leur apporter les outils pour y parvenir ? 
Les mesures motivantes pour l’implantation de jachères apicoles, oasis de pollen et de nectar, ont été retirées par Bruxelles sans même que la France ne les ait défendues.

 

et comment ne pas faire le parallèle avec "les tabous" de notre agriculture francaise : nitrates, OGM, pesticides...
 



Merci aux 3 signataires :
Philiippe Lecompte / Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles

Daniel Limon / ex-délégué français à Bruxelles
Laurent Lehr / Président du Centre d’études techniques apicoles d’Alsace

mardi 16 décembre 2014

J'ai trouvé une bête !!!

 Où !!
- dans ma pomme de terre !!!




Larve de taupin

Mais la larve fait des dégâts, et notamment dans la pommes de terre, mais pas seulement....

Taupin
Auximore permet de trouver la bête, mais pas le remède !

L'observation permet de connaître si les traitements sont appropriés et nécessaires !!


lundi 15 décembre 2014

La permaculture, moderne ou ancestrale ?

Lors de l'OpenAgriFood à Orléans, j'ai eu le privilège d'échanger pendant une heure avec Takao Furuno, paysans japonnais mondialement connu, fondateur du Duck Rice.


Cela fait 37 ans qu’il est dans l’agriculture. Son entreprise produit du riz et de la viande de canard. Il s’est inspiré d’une méthode chinoise, utilisée 2000 ans auparavant, qu’il a adaptée au Japon et qui consiste à associer la culture avec la zone de vie des canards. 

De plus s’inspirant du modèle Européen de polyculture-élevage, il clôture l’ensemble des parcelles afin de préserver ses animaux des prédateurs et utilise leurs déjections comme fertilisants. De plus, les canards permettent de réguler les espèces d’insectes et de mauvaises herbes

La productivité du riz se voit aussi augmenter grâce aux mouvements des canards dans le bassin, jouant un rôle de massage sur les végétaux. Des poissons chats sont également présents dans la rizière et participent à cette biodiversité. Enfin des figuiers entourent la zone.

Nous avons donc 4 éléments : canards, riz, figues, poissons qui ensemble participent à la production.

Un cercle vertueux ou une économie circulaire.




Pour ma part, je lui ai décrit notre agriculture Beauceronne, diversifiée, sécurisée par l'irrigation, production alimentaire de qualité spécifique pour des filières identifiées, et aussi producteur d’énergie renouvelable (diester, bioéthanol de betterave, éolien...).

Sur les réseaux sociaux, on me parle également de permaculture...




La 3ème révolution agricole, grâce aux nouvelles technologies va transformer notre agriculture, mais toutes les connaissances acquissent précédemment auront toujours leurs places pour répondre aux nouveaux défis de ce XXIème siècle : produire assez d’énergies renouvelables pour l’alimentation et nos outils.


samedi 6 décembre 2014

Aprés l'échec du capitalisme et du communisme, testons l'écologisme !!

Comment une doctrine politique peut-elle s'imposer avec tellement de force, pour rendre aveugle notre système démocratique !!!

dans une démocratie sociétale, durable, disons équilibrée, basée sur une économie RSE (où l'économie est la base), voilà le message que l'on envoie :



Social côté cœur, économie côté porte-feuille... écologique dans la tête

Je vous invite à lire cet article en anglais, qui n'est pas facile avec un traducteur web.
Sur les techniques des lobbies sur les peuples, et donc les politiques, notre démocratie.

montrant que les lobbies ne sont pas toujours que les méchants industriels faisant des profits et créant de la richesse et des emplois !!

mais aussi, lire les commentaires, avec les exemples de l'Etat le plus contaminé !? La FRANCE !
http://www.science20.com/science_20/when_it_comes_to_neonics_activists_understand_pr_better_than_chemical_companies_do-150299#.VIBNVLuSEaQ.twitter

Comment revenir sur des clichés, des idées coulées dans le marbre (?), comme ici les pesticides interdits depuis plusieurs années qui continuent à tuer MASSIVEMENT les abeilles, et tous les autres OGM, nitrates.... ?

mercredi 3 décembre 2014

Réseau BiodiversID : « acteur de la biodiversité sur mon exploitation »

Rémi Dumery, agriculteur à Boulay-les-Barres à l'ouest d'Orléans, est membre du réseau BiodiversID lancé en 2012 par BASF Agro, l'association d'agriculture raisonnée Farre, et le Réseau Biodiversité pour les Abeilles.

« Je compte les abeilles, les oiseaux et les perdreaux", explique Rémi Dumery, agriculteur à Boulay-les-Barres près d'Orléans. Son rôle : dénombrer la faune présente sur son exploitation et participer ainsi, au niveau national, au travail d'identification des indicateurs de biodiversité les plus pertinents. 

Ce n'est pas très compliqué avec les protocoles fournis et l'aide de l'animateur du réseau. Et puis, je découvre la biodiversité sur mon exploitation : j'ai reconnu le chant de trois ou quatre oiseaux, les autres je ne les connaissais pas ». L'agriculteur va recevoir un bilan personnalisé de la biodiversité présente sur sa ferme. 

« Il est intéressant d'échanger avec d'autres agriculteurs pour trouver des idées d'aménagements préservant la faune et la flore, et de mieux comprendre la biodiversité.

C'est un sujet mal connu du grand public et des exploitants ». En 2013, le réseau BiodiversID va passer de 36 à 80 exploitations.


Pour les exploitants intéressés pour rejoindre le programme biodiversID, ou pour toute autre information : contact@biodiversid.fr

samedi 29 novembre 2014

La biotech dans les champs



Des paysans en blouses blanches


Un article du Journal du Dimanche du 09/11/2014 :

Le calcul est simple. En 2025, il faudra nourrir 8 milliards d'êtres humains. Or le nombre d'hectares et la pression environnementale limiteront la production. Chaque culture devra donc être protégée le mieux possible.

La coopérative agricole InVivo vient d'acquérir 50 % de Life Scientific,une biotech née en 2009 sur le campus de l'université de Dublin. Pour la première fois, le leader français du secteur (5,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires avec 300 000 agriculteurs) s'offre une start-up dont l'activité dépasse 11 millions d'euros avec... vingt salariés, dont huit doctorants.

Sous l'impulsion d'InVivo, Life Scientific va développer des produits phytosanitaires pour les cultures dites « orphelines ». A l'instar des maladies orphelines, qui sont mal soignées, certaines plantes comme le sorgho ne sont pas traitées contre les parasites.

Les ambitions des agriculteurs d'InVivo ne se limitent plus à produire quelque 10 millions de tonnes de céréales par an, et d'afficher 2 milliards d'euros dans le trading avec les pays du Maghreb, l'Egypte et la Chine.

Le géant veut exporter de l'intelligence. Life Scientific complète un portefeuille de services composé de coccinelles et de bourdons.

Biotop, filiale d'InVivo, produit et commercialise en Europe des mouches capables de lutter contre la pyrale du maïs, un parasite ravageur. Du grain à l'insecte, tout est bon pour combler le déficit du commerce extérieur.
M.N.