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mardi 7 février 2023

Le sucre et/ou le miel !



Un coup de Trafalgar sur le sucre en France !


Les néonicotinoïdes sont apparu au milieu des années 1980, une petite révolution dans la lutte contre les insectes et les virus de nos cultures. Pour lutter contre les viroses (des virus apportés par piqure d’insecte), il n’est pas question de diffuser dans l’environnement des antiviraux, mais de détruire les insectes vecteurs. Mettre quelques grammes d’insecticide Néonicotinoïde (NNi) autour d’une graine enterrée dans le sol (100 000 graine/ha sur 1 cm²), permet de limiter la dose/ha (- 90%) par rapport à une pulvérisation aérienne (sur 10 000 m²d’un ha) et de ne plus utiliser d’insecticide (carbamate très rémanent dans le sol et diffusion dans l’eau) sur la ligne de semis. En protégeant des insectes du sol seulement autour de la graine et seulement des insectes piqueurs, une véritable révolution pour la protection des plantes et pour l’environnement a été apportée par cette technique.



Dans la même période, le problème d’effondrement des colonies d’abeilles est apparu en France qui connaissait une production de miel record. Des destructions de rucher accidentel par des insecticides sont constatés. Le pelliculage des semences traités avec les NNi produit des poussières diffusées notamment avec les souffleries des semoirs monograines utiliser pour les semis de maïs, tournesol et betterave. Les semoirs sont modifiés et le pelliculage de semences nettement amélioré. La recherche apicole découvre des parasites (varroa, frelon,..), virus et maladies exotiques qui progresse rapidement dans l’environnement et les ruchers.

Dans la même période, les ONG écologistes cherchent le soutient de l’opinion pour faire avancer leurs idées. La peur d’OGM, puis des pesticides est diffusés par des actions chocs, des études scientifiques et des décisions de justices proches de ses mouvements militants.

Après l’interdiction des OGM, la relation entre les NNI et les abeilles est devenu un nouveau cheval de bataille jusqu’à interdiction en 2018 de trois NNI pour l’agriculture, mais toujours très efficace pour protéger nos chats et chiens des tiques et puces, en collier, pipette sur la peau ou cachet à avaler.

Les alternatives aux NNi pour les agriculteurs sont un retour aux pulvérisations aériennes d’insecticides moins efficaces et répétées, ce qui est une gageure avec les objectifs de réduire de 50% les pesticides.








En 2020, sur la culture de betterave sucrière, la pression de pucerons est tel, que les traitements insecticides aériens ne sont pas suffisant, même avec des produits autorisés par dérogation. Devant la perte de rendement pour les agriculteurs, le manque de tonnage impacte les couts de fonctionnement des sucreries et distilleries, la perte des marchés de sucre auprès des clients mondiaux, le ministre de l’agriculture Denormandie arrache une dérogation pour la seule culture de betterave sucrière (plante biannuelle, récolté la première année, avant sa floraison en deuxième année) pour une période de 3 ans, avec un budget de 20 M€ pour la recherche d’alternatives au NNi.

Mais cela était sans compter sur la pression constante des ONG écologiste pour utiliser le droit européen pour mettre fin avant la 3e année de la dérogation à quelques jours de semis de betterave.

Retour aux seules alternatives possibles, les insecticides peu efficaces utilisés en 2020. 
Les autres pays européens avaient une dérogation jusqu’à 2020 pour les trois NNI interdit et depuis cette date une solution en pulvérisation plus efficace (acétamipride jusqu’en 2033), non autorisé en France pour son classement NNI.

Les règlements européens bloquent la solution génétique. Les gènes de résistance aux 4 virus de la jaunisse de la betterave sont connus et pourraient être transférés à des variétés betteraves rapidement, mais avec une technique « Qualifiée OGM ». Mais aussi en France, de nouveau insecticide interdit qualifié de « NNI caché » par un tribunal sous pression ONG écologiste.







La force médiatique du slogan « insecticides tueurs d’abeilles » ne va pas s’arrêter là, déjà cela dérives vers les « pesticides tueurs d’abeilles « . L’idée de la disparition des abeilles et des insectes est si intiment lié aux pesticides dans l’opinion publique, que ce schéma va continuer avec le glyphosate, fongicide SDHI et tous autres insecticides qualifiés à leur tour de « tueurs d’abeilles ».





La perte de la biomasse des insectes et le phénomène d’effondrements des colonies sont bien une réalité, le constat est indéniable. Après le retrait d’un nombre conséquent de molécules, force de constater que la situation des pertes de colonies d’abeilles rester très variable au fil des années, qui renforce l’aspect multifactoriel. Est-ce que l’interdiction des NNi depuis 2018 a été une solution majeure aux pertes de colonies. Y a-t-il une différence notable sur ces pertes entre les zones betteravières et le sud de la France sans betterave sur les deux années de dérogation des NNi. A ces deux questions la réponse est non, la présence du varroa, des virus et maladies, et de la ressource alimentaire des abeilles domestiques est bien plus problématique pour l’apiculture.



Le paradoxe entre l’apiculture et la production de betterave en France est tel, que ces deux mondes s’ensemble s’opposer, les insecticides contre les abeilles, le sucre contre le miel. Mais ils sont faces aux mêmes problématiques, lutter contre des virus en contrôlant leur vecteur. Contrôler les pucerons vecteurs de la jaunisse pour les betteraviers et contrôle le varroa vecteur de nombreux virus pour les apiculteurs, et cela passe nécessairement par des solutions insecticides. Même combat pour notre ressource sucré, sachant que ce lien est renforcé par l’apport de sucre de betterave dans les périodes de disette des colonies d’abeilles.






Sortir de cette propagande « tueur d’abeilles » par une recherche active sur les pathologies des abeilles permettrait certainement d’avoir une vision scientifique et de réelle solution pour ces deux secteurs économiques dans leur environnement partagé. Le programme Apiluz est un exemple de mise en commun de ressources et de solution, entre des apiculteurs et des producteurs de luzerne.

Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles (RBA) travaille depuis 20 ans sur cette mise en relation entre l’apiculture et la ressource agricole.


La défaite de Trafalgar et la fermeture des routes du sucre posèrent la question de la souveraineté. Mettre en commun des moyens permet de dégager des solutions pragmatiques et tordre des idées préconçues dans l’opinion, dans un intérêt commun et souverain.


en complément:

 l'article de Christophe boizard , cultivateur

Fin des semences enrobées aux néonicotinoïdes pour la betterave : quelles conséquences, quelles alternatives ?


un fil twitter de Damien Ameuil 


samedi 27 mars 2021

fin des semis de betterave 2021

Les néonicotinoïdes, ces insecticides efficaces contre les pucerons porteurs de la jaunisse ont été autorisés de nouveau pour la filière de la betterave sucrière, en crise économique et sanitaire. Ils avaient été interdits en 2016. Entre écologie et survie des exploitations, reportage dans la complexité de la dépendance aux pesticides. 

 J'ai pu faire mes semis de betterave pour cette 13 campagne pour ma coopérative TEREOS.

rien était gagner, comme je l'exprimé dans ce podcast

https://radioparleur.net/2021/01/13/retour-des-neonicotinoides/



Radio Parleur est un média indépendant spécialisé dans la couverture des luttes sociales. Nous pratiquons un journalisme de terrain, qui donne la parole à celles et ceux qui ne l’ont pas ailleurs. Prendre la réalité à bras le corps, comme peu d’autres rédactions, c’est indispensable pour produire un journalisme pertinent et original, à rebrousse-poil du conformisme médiatique. Nous sommes convaincu·es que les mouvements sociaux racontent et définissent les grands changements de notre époque.


lundi 8 mars 2021

Comment se portent les #abeilles ?

 pas de SIA 2021, mais le village semence et l'émission @stop_intox ne baisse pas les bras !!

avec @pascalperri

et sur le plateau : @j_saintraymond, directeur de l’#ANPP @GillesRobillar3, Président de @terresinovia

@Espritdelaruch1, #apiculteur #Bio, président @RBAbuzz en visio

et votre serviteur @RemDumDum, Cultivateur beauceron

1ere partie


et la suite


Paris, lundi 8 mars 2021





mercredi 26 août 2020

Casser du sucre sur le dos des Néonicotinoïdes ?

Je ne suis pas un beauceron betteravier historique. Mon arrière grand-père n’as pas fait partie de ces cultivateurs créateur d’une distillerie en Coopérative à Artenay. Ces pionniers ont crée ensemble une filière, de la culture à une usine locale.

Mon père n’était pas au conseil d’administration de la coopérative faisant le pari de la fusion pour créer un Groupe sucrier de taille international pour faire face un marché mondialisé, des centrales d’achat puissantes et concentrées, et une stratégie de la communauté Européenne abaissant la protection de son marché.

Je suis devenu betteravier, il y a une douzaine d’année, par la volonté des sucreries d’augmenter la durée de fonctionnement pour écraser leurs charges fixes (60 jours/ans). Et pour cela, il faut écraser plus de betterave avec des nouveaux marchés (alcool, biocarburant, alcool surfin pour la cosmetic-vallée) pour atteindre 120 jours de fonctionnement. A l’époque, j ai le choix d’introduire une nouvelle culture dans mon assolement, allonger ma rotation : la betterave en coopérative avec apport de capital et de potentiel dividende sur mes parts sociales chez Tereos ou la betterave livrer à une sucrerie privée (Toury) payé au cul du camion. Ce choix est un pari sur l’avenir, entre une rentabilité égale d’une culture de maïs avec des perspectives stopper par le refus des OGM par l’Europe et les nouveaux marchés de la betterave avec la pérennité d’un outil industriel locale.

La production de betterave est technique et spécifique par rapport aux cultures classiques d’un céréalier, mais l’encadrement technique par l’institues techniques et les perspectives est terme de recherche me convint de faire le pas pour devenir betteravier coopérateur avec la sucrerie Artenay. Les prix contractuels de mes betteraves pour ses nouveaux débouchés sont nettement inférieur au prix du quota sucre protéger par Europe des betteraviers historiques. Mais mes rendements supérieurs sur mes terres neuves et saines de maladies spécifiques de cette plantes racines me confortent dans mon choix. La génétique fait des progrès pour lutter contre ces parasites avec plus au moins de succès. Les techniques de désherbages très pointues permettent de réduire les quantités herbicides. Les insectes du sol et aérien sont maitrisé par des traitements sur les semences. Mais la réglementation européenne bride aujourd’hui les capacités génétiques des NBT, mais elle ne peut être la réponse unique face des bioagresseurs qui mutent, s’adaptent naturellement. Déjà, un nouveau charançon montre sa trompe.

L’arrêt du quota sucrier européen est acté pour la campagne 2018, le prix de la betterave devient unique pour tout les producteurs, les usines augmentent encore leur durée de fonctionnement, en augmentant les surfaces de betterave pour qu’elle reste une culture compétitive en Europe. Ce prix est dirigé par le marché mondial du sucre, un duel entre la betterave et la canne à sucre, et la performance des groupes sucrier. Pour la campagne 2018, le prix de la tonne de betterave est en descendu en dessous de 20 euro, mais maintenu autour de 25 euro pour le producteur grâce aux dividendes des investissements diversifiés et mondiaux.

Des pays européens ont continué de soutenir leur production de sucre en subventionnant le prix de la betterave. Des groupes européens ou nationaux font le choix de fermer des usines pour gagner en compétitivité. La sucrerie de Toury dans la Beauce fermera en juin 2020 comme 3 autres en France.




En ce début d’année 2020 les virus font rages, pour le SARS-CoV-2 la demande de gel hydroalcoolique ne compensera pas la chute de consommation des biocarburants renouvelables de E10 ou E85. Mais c’est bien Le virus de la jaunisse de la betterave, ou BYV qui inquiète toute la filière. Ce virus est bien connu mais maitrisé depuis une trentaine d’année par le geste barrière qui consiste à détruire Le puceron vert du pêcher, Myzus persicae, qui le transmet en piquant les jeunes betteraves. Ce geste barrière a été interdit en Europe en 2018 avec l’interdiction des Neonicotinoïdes, médiatisé par les associations anti-pesticides comme Générations Futures comme des « insecticides tueurs d’abeilles ». Devant cette impasse technique pouvant détruire 30% de la production européenne la majorité des pays européens a donné des dérogations pour cette famille d’insecticide en traitement de semence. La betterave étant une racine sans fleur, n’est pas visiter par les abeilles. L’administration du ministère de l’agriculture en France a choisis une autre solution hasardeuses en donnant des dérogations d’insecticides utiliser en arboriculture, en limitant dans le temps, pour deux produits et pour 3 traitements aériens. Au bout de 2 ans la nature qui a horreur du vide, les pucerons virosés se sont multiplié par un climat très favorable et ont contaminés sans doute 30 à 50% de la surface betteravière française. Je ne parle pas de la filière BIO naissante qui est un coup de grâce pour elle. Pourquoi faire du sucre bio ? Quand  un morceau de sucre est déjà 100% de saccharose, sauf bien entendu si l’opinion du consommateur le pousse à mettre le prix !

Pour les deux virus, notre pays est sans doute victime d’une politique guidé par la manipulation de l’opinion qui éloigne notre pays de tout raisonnement scientifique et durable. Les incantations médiatique (comme Envoyé Spéciale) sur la gestion des stocks et des coûts des vaccins du ministre Roseline Bachelot lors de la pandémie possible de grippe aviaire a sans doute des conséquences aujourd’hui sur la gestion sanitaire et économique de la covid19. Les mêmes incantations sur les néonicotinoïdes par les mêmes canaux médiatiques auprès de l’opinion conduit a fragilité de nos productions agricoles (colza, céréales d’hiver).

Sans usines et filières betteravières sur notre territoire, pas de culture de betteraves. Injection de centaine de milliard d’euro dans notre économie pour cette crise de la covid19 sauvera t il nos outils industriels, nos entreprises et emploi ?

Mais sans cultures possibles de la betterave, contraint par une réglementation castratrice, plus d’usine, d’emploi et de maitrise de notre approvisionnement locale et durable ! Pour cela, il faut une gestion des moyens de production agricole basé sur les connaissances, les agences font ce travail. On ne peut avoir une agriculture agroécologique défini par l’opinion d’ONG ou des sondages du grand public, mais bien par le progrès techniques, agronomiques et scientifiques.

Cet exemple du virus de la jaunisse de la betterave est simplement annonciateur des ravages de décisions politiques du gouvernement prisent sans consultations de ses services compétents et des instituts. La date butoir annoncée accourt et les alternatives promises sont irréalistes. L’interdiction programmé du dernier herbicide non sélectif, le Glyphosate, est dans ce cas, ainsi que les zones de non traitement riverain d’habitation. Les agriculteurs sont désabusés devant ce poids réglementaires ubuesques devant les nouveaux aléas d’un climat incertain.

En écrivant ces lignes, je tombe sur un tweet de Philippe Vasseur, ancien ministre de l’agriculture, qui résume parfaitement mon questionnement sur notre société et convient pour ma conclusion.

« Il est légitime de s'interroger pour tenter de prévoir "comment ça va finir" (bonne question). Il l'est tout autant de se demander "comment nous en sommes arrivés là" (grave question). Les deux questions sont d'ailleurs interdépendantes. »

dimanche 8 mars 2020

Les 1er Gerard de l'Agriculture

Dénoncer les clichés, les fakenews ou autres préjugés sur nos Agricultures Françaises est un travail quotidien, dans la vraie vie, avec des rencontres voisins ou d'échanges nos riverains, mais aussi avec sur les réseaux sociaux !

Et pourquoi pas en rire lors du salon de l'agriculture #SIA2020.

A l'initiative de l'association #COfarming, avec des partenaires que je qualifie de courageux,
Les Gerards de l'agriculture sont né !





et j'ai suis très honoré d'avoir reçu l'un des tous premiers Gerards qui récompense le rétablissement d'une Fake-news !

"les abeilles meurent à cause des pesticides"
Fakenews démenti par tout les scientifiques et expérimentations souvent evoqué sur ce Blog
avec le mot clé: Abeilles








mardi 10 janvier 2017

Avoir les abeilles !!!


Définition: Avoir les abeilles

L'abeille est un insecte réputé pour s'énerver facilement en cas d'agression. Lorsqu'il se sent agressé, cet insecte pique en général son assaillant de manière vive. Avoir les abeilles, c'est donc être très en colère, en argot.



Oui les abeilles, dans la même semaine !!

1°



2° http://www.mediaterre.org/france/actu,20170105143647.html


Un communiqué du  Réseau Biodiversité pour les Abeilles


Bilan des suivis des mortalités d'abeilles par la DGAL (Ministère de l'Agriculture)

Pathologies, mauvaises pratiques apicoles et famine : les véritables causes des mortalités d'abeilles clairement identifiées
 Les conclusions 2015 du dispositif officiel de suivi des troubles d'abeilles par les services du ministère de l'Agriculture sont claires et sans ambigüité : ce sont bien des facteurs sanitaires et nutritionnels qui expliquent les mortalités d'abeilles. On peut donc hiérarchiser les facteurs par importance : 1- Pathologies 2- Pratiques apicoles 3- Manque de ressources alimentaires et 4- Produits phytosanitaires.
 En matière de santé du cheptel apicole, l'analyse du bilan annuel des enquêtes menées par les services de l'Etat est riche d'enseignements. Ces enquêtes font suite aux signalements de mortalités aiguës de colonies. En 2015, ce sont 195 alertes dans 52 départements qui ont été enregistrées, ce qui représente une forte hausse des signalements par rapport aux années précédentes et donc implique une plus grande fiabilité et représentativité des problèmes rencontrés sur le terrain par les apiculteurs.
 Le Varroa, ennemi numéro 1 des abeilles
Près de 4 enquêtes sur 10 ont conclu à la responsabilité certaine de pathologies expliquant ainsi les mortalités observées. C'est essentiellement l'insuffisance, voire l'absence complète, de lutte contre le Varroa qui explique cette situation. « Eu égard au profil de varroa et son rôle dans l'affaiblissement du système immunitaire de l'abeille ainsi que son rôle de vecteur d'autres agents pathogènes, notamment les virus, ce constat récurrent est alarmant et invite à des actions concrètes et rapides de la part des apiculteurs » selon Fayçal Meziani, référent expert national « apiculture, pathologie des abeilles » à la DGAL (Direction Générale de l'Alimentation - Ministère de l'Agriculture)*.

Les mauvaises pratiques apicoles au banc des accusés
Il n'est pas très politiquement correct d'évoquer la qualité des pratiques apicoles. Si, fort heureusement, une large majorité d'apiculteurs gèrent avec soin et attention leur cheptel apicole, force est de constater que les mauvaises pratiques perdurent. Selon l'expert de la DGAL, il s'agit en effet d'un autre constat récurrent. Et loin d'être marginal, il explique environ 1 cas de mortalité sur 7 (14 %). Concrètement, il s'agit de lutte contre le varroa avec des produits acarides non homologués ou des « remèdes de grand-mère faits maison », de mauvaises préparations de l'hivernage, de couvain refroidi, de pénurie alimentaire et dépopulation en sortie d'hiver... Pour Fayçal Meziani, « ces pratiques engendrent des mortalités élevées constatées au sein des colonies visitées ».*
A quand une stratégie nationale de lutte contre le Varroa ?
Présent en Europe depuis 1982, le Varroa est la principale menace pour les abeilles. « Lorsqu'une stratégie de lutte collective est menée, les résultats sont là » explique Philippe Lecompte, Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles. « Dans la Marne, où une lutte collective est organisée, les mortalités d'abeilles liées au varroa restent à des taux raisonnables de l'ordre de 9 à 13% selon les années » poursuit-il. Dans ses conclusions annuelles, la DGAL ne fait pas mystère de la nécessité d'une telle stratégie contre cet acarien parasite.

Les abeilles continuent de mourir de faim
Après les pathologies, les mauvaises pratiques apicoles et les phénomènes de désertion des ruches dont la cause se trouve également dans les maladies, la famine est un autre facteur préoccupant pour les apiculteurs. Depuis une dizaine d'années, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles ne cesse d'alerter les pouvoirs publics sur cet enjeu dont les réponses apportées demeurent insuffisantes. « Pourquoi le verdissement de la PAC, censé être un outil environnemental, a sonné le glas de la prime aux jachères apicoles ou mellifères » s'interroge Philippe Lecompte. Il faut d'urgence mettre en œuvre des mécanismes pour favoriser le développement d'une ressource alimentaire adaptée aux besoins des abeilles, c'est à dire une ressource en quantité suffisante tout au long de la saison, avec une diversité d'espèces et une qualité nutritive des pollens élevée. Outre les jachères, les éléments du paysage à mobiliser sont multiples : haies, lisières forestières, bords de champs, bandes enherbées le long des cours d'eau...
Les pesticides, on en parle beaucoup. Sans doute trop !
La responsabilité des produits phytosanitaires par des intoxications ayant conduit à des mortalités d'abeilles apparaît à nouveau comme très réduite. Selon le bilan de la DGAL, ces cas ne concernent que 4% des cas de mortalité. Parmi les substances pointées du doigt, le Spinosad émerge. C'est un insecticide utilisé en agriculture biologique. Apiculteur professionnel bio, Philippe Lecompte reconnaît que « le label bio en agriculture ne signifie pas une absence de risque sur la santé des abeilles, ni la présence d'une ressource florale pour les abeilles ». Il ressort également des résultats de ces enquêtes que les cires sont les matrices principales de contamination à long terme. En effet, on observe des phénomènes d'accumulation des toxiques dans les cires puisque la dégradation des résidus se fait de manière très lente. Ainsi, 5 ans sont nécessaires pour qu'une cire perde 50% des résidus de fluvalinate, solution anti-Varroa placée directement au cœur des ruches, mais également utilisée comme insecticide en agriculture pour contrôler les méligèthes, ravageurs du colza.
Selon le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, il est temps de se rendre à l'évidence et de prendre acte des résultats de ces enquêtes qui, années après années, affichent une continuité et une cohérence dans leurs conclusions. Dès lors, pourquoi continuer à refuser de voir la réalité en face en maintenant un focus manifestement disproportionné sur les pesticides et en s'obstinant de refuser de traiter les véritables sujets, à commencer par la lutte contre le Varroa par un accompagnement des apiculteurs avec des formations adaptées à un métier de plus en plus complexe. Des intoxications liées aux produits phytosanitaires existent. Il faut bien entendu y répondre mais sans en faire l'arbre qui cache la forêt. « Ce sont avant tous les apiculteurs qui doivent supporter les conséquences de ces mauvais choix » rappelle Philippe Lecompte.
« La France continue de perdre ses abeilles quand d'autres pays développent leur cheptel, à situation environnementale comparable. L'année 2016 est une année noire pour l'ensemble de la filière. C'est la pire de toute notre histoire. On ne compte plus les apiculteurs qui mettent la clé sous la porte. La production nationale s'est effondrée à 8 000 tonnes. Il y a urgence. Nous sommes déjà dans le mur mais il faut maintenant en sortir et reconstruire » conclut-il.

* cf. article publié dans La Santé de l'Abeille n°275

Contact presse : Pierre Testu
A propos du Réseau Biodiversité pour les Abeilles
Fondé par Philippe Lecompte, apiculteur bio professionnel à Ville en Tardenois (Champagne), le Réseau Biodiversité pour les Abeilles s'impose depuis sa création en 2007 comme l'expert de l'alimentation des colonies. Acteur innovant et incontournable dans la déclinaison de la biodiversité en France, il coordonne le développement et la mise en place de jachères apicoles et d'intercultures mellifères. Véritables garde-manger pour abeilles, ces oasis de biodiversité sont réparties sur l'ensemble du territoire et contribuent de manière efficace au renouvellement du dialogue entre apiculteurs et agriculteurs grâce à un partenariat gagnant - gagnant. A ce jour, plus de 15.000 hectares consacrés à l'alimentation des pollinisateurs et au maintien de la biodiversité sont ainsi recensés. www.jacheres-apicoles.fr

http://www.jacheres-apicoles.fr/index/chap-adhesion/

Depuis 9 ans, le RBA travaille avec les agriculteurs pour développer la mise en place de jachères apicoles et ainsi pallier au risque de disette alimentaire. En effet, grâce à des mélanges d’espèces connues pour leur intérêt agronomique et pour la qualité de leur pollen et de leur nectar, ce type d’aménagement permet de satisfaire à la fois les pollinisateurs et les agriculteurs. Si les itinéraires techniques pour l’implantation de ces aménagements sont désormais bien maitrisés, il est nécessaire que les jachères apicoles ou mellifères soient stimulées par une règlementation incitative et valorisées par la Politique Agricole Commune. Le besoin de ressources alimentaires supplémentaires pour les pollinisateurs est une opinion partagée par la communauté scientifique mais reste hélas insuffisamment portée par la France et l’UE. Nous incitons donc les pouvoirs publics à intégrer ce facteur clé à travers une déclinaison paysagère territoriale pour résoudre la crise apicole. 





alors que ....





Des surfaces d’intérêt écologique sans grand intérêt pour la biodiversité

Un exemple de surface d'intérêt écologique.
Un exemple de surface d'intérêt écologique.
©MAAF
Pas très écologiques, les surfaces d’intérêt écologique? C’est la critique formulée par deux ONG, à l’heure où la Commission tente de bannir les pesticides de ces zones censées améliorer la biodiversité de terres agricoles, en passe de devenir des déserts biologiques.
Un cinquième des terres agricoles de l’Union européenne sont considérées comme surfaces d’intérêt écologique (SIE). Cette notion constitue l’une des trois mesures-phares du verdissement de la politique agricole commune (PAC) de 2013, avec la diversification de l’assolement et le maintien des prairies permanentes. Pour y prétendre, l’agriculteur doit consacrer 5% de sa surface en terres arables[1] à des pratiques censées être bénéfiques pour la biodiversité. Listées avec précision, leur mise en œuvre donne droit à des équivalences en surface (voir ici), qui seront prises en compte dans le calcul des paiements directs.
PLANTES FIXANT L’AZOTE
Or, assurent The European Environmental Bureau (EEB) & BirdLife Europe & Central Asia (ECA) dans une étude, alors que les agriculteurs ont plus qu’atteint sur le papier l’objectif fixé par la PAC, ce sont des cultures aux effets négligeables sur la biodiversité qui sont cultivées sur 75% des terres déclarées comme SIE. En cause: les cultures de plantes fixant l’azote, celles portant des cultures dérobées[2] ou a? couverture végétale, plantées ou semées au détriment des jachères (qui occupent un cinquième des SIE), dont les conséquences positives pour la biodiversité sont bien plus élevées. Ce constat arrive à point nommé, alors que la Commission ferraille pour interdire les pesticides sur les SIE.

et combien de perte de production pour notre Pays et nos agriculteurs, mis à l'abris des technologies utilisées dans le monde  !!


3°


Pas de lien entre le Gaucho et la mortalité des abeilles


Fin d’une procédure de près de 16 ans

C’est une « décision importante » pour Bayer qui « met un terme à une procédure qui aura duré près de 16 ans ». Elle confirme que « les causes de mortalité des abeilles sont multifactorielles » et que le Gaucho « lorsqu’il est utilisé dans le respect des bonnes pratiques agricoles est hors de cause dans la mortalité des colonies d’abeilles ».
« La récente loi sur la biodiversité adoptée en juillet 2016 et qui interdit l’usage des produits de la famille des néonicotinoïdes ne permet donc pas de résoudre les causes principales et réelles de mortalité des abeilles, regrette la firme phytosanitaire. Elle prive en outre les agriculteurs français d’outils sûrs, efficaces et compétitifs, sans que pour l’heure aucune solution alternative durable ne leur soit proposée. 

Un jour viendra le procès des OGN marchand de peur, lobby autorisé de la république et non créateur de valeur et de richesse de notre économie, un jour viendra ...!!?




dimanche 20 mars 2016

le cancer du sein ... et les pesticides ?

Quand l'on affirme à la Télévision et via Twitter, cela !!


A quoi servent les recherches scientifiques, le travail des instituts, l’homologation des produits, et….les conseillers en communication du ministère de l’écologie ?


Le lobbying des ONG dogmatiques ou autres lanceurs d’alertes, marchands de peurs trouvent leur relais dans les médias, mais aussi chez les politiques, dans l’administration, mettant au pilori tout le travail de recherche et scientifique.



1: aucun lien entre pesticides et cancer du sein.



de plus les agriculteurs, plus proche des pesticides par définition, présentent moins de cancers




2: La France n’est pas le plus gros utilisateur de pesticides au monde





3:  moins de cancers chez les agricultrices par rapport la population féminine française



4: % cancer du sein diminue en France.




6: "il faut d'urgence interdire les pesticides pour les remplacer par d'autres produits phytosanitaires ?"

ah la sémantique !!!



et finalement, tout cela pourquoi ?
je vous le demande ?



Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « pesticides », « Roundup », « cancers » mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien.

Je répète : il faut prendre les choses comme elles sont !!


(adaptation Citations du général de Gaulle)

lundi 30 novembre 2015

du @MIIMOSA pour les #Abeilles

Quel est le meilleur moyen de "sauver" les abeilles domestiques ?



C’est sans doute d’acheter et consommer du miel, et donc de maintenir une apiculture française prospère. Un apiculteur qui protège son cheptel contre le parasitisme et lui portant le gîte et l’alimentation nécessaire à son entretien et à sa production. Voilà une apiculture durable.
Oui, l’apiculture est un élevage, avec une production de produit de la ruche et un service, la pollinisation.

Mais cet élevage a une particularité, l’alimentation se trouve dans l’environnement proche, sans liaison avec une notion de surface à butiner.

De plus, cet environnement change,
- Moins de plante a fleurs cultivées ou concentré dans des périodes de l’année
- Moins de fleurs dans les zones urbanisées (pavillon gazon/thuya, potager…)
- Des lisières de bois entretenu à la verticale (depuis 1992, reforme de la PAC)

La mauvaise idée est sans doute de mettre une ruche dans le fond de votre jardin, sans formation sanitaire et sans ressource suffisante, vous participez à l’effondrement des colonies, en développement un fond de cuve de parasites et de maladie apicole.
Il y a bien une alerte sanitaire contre la grippe aviaire, mais que pensez des centaines de poules vendues dans les jardineries au particulier, sans contrôle sanitaire, pour le contrôle d’une épidémie ?



La meilleure idée est de mettre à disposition des abeilles domestiques et sauvages, des fleurs, source de leur alimentation en pollen et nectar, et surtout dans les périodes de disette, à l’automne juste avant la période de repos de la ruche.

Pour cela, si vous avez des mètres carrés, planté des fleurs.


Si vous n’avez pas de surface, aidez à créer votre surface fleurie, 

devenez ageekculteur !





Fleurir les plaines agricoles champenoises en parrainant des jachères apicoles, sources de nectar et de pollen pour les abeilles.

C’est le projet participatif que le Réseau Biodiversité pour les Abeilles (RBA) vient de lancer sur la plateforme de financement participatif @Miimosa.

 L’objectif est de faire semer pour le printemps 2016 des hectares de jachères agricoles par des agriculteurs volontaires de la région, afin d’augmenter la disponibilité florale des paysages agricoles et d’enrichir les ressources alimentaires (pollinifères / nectarifères) des abeilles et des autres pollinisateurs. Nous comptons sur votre soutien, pour que cette initiative de fleurissement du paysage champenois soit une réussite. Alors n’hésitez surtout pas à venir contribuer à ce projet et de le partager autour de vous pour que notre objectif de 25 hectares de jachères apicoles implantées soit atteint. 









mardi 29 septembre 2015

Le RBA est partenaire de la 4eme semaine européenne de l'abeille



Je veux vous faire partager la lettre du président du Réseau Biodiversité pour les abeilles, premier bilan de la campagne apicole 2015.

et ne pas oublier le Bulletin d'adhésion 2015 à la fin.

la biodiversité a besoin de dynamisme !!

Madame, Monsieur,



Les dernières récoltes de miel viennent a peine de se terminer qu'il est déjà temps, en cette période de l'année, de préparer au mieux les colonies d'abeilles pour la période d'hivernage qui les attend. Pour cette année, hormis les variations locales de production qui sont un classique de l'apiculture, on peut dire que la production de miel a été plus que satisfaisante en début de saison, mais que la sécheresse estivale a entraîné des récoltes abondantes ici et nulles ailleurs. En effet, si en Champagne et en Haute Provence les cultures spécifiques de ces régions - luzerne, lavande - ont conduit a des récoltes localement importantes, jusque tardivement. Pour d'autres, les fortes chaleurs et la sécheresse n'ont pas permis d'avoir la production de miel qu'on était en droit d'attendre, entraînant parfois les colonies a utiliser leurs réserves comme cela a été le cas en Alsace ou en certains lieux la chaleur empêchait la production de nectar sur tournesol notamment. Or, il est primordial de faire en sorte que les colonies d'abeilles soient dans des conditions alimentaires et sanitaires optimales afin de pouvoir assurer la production de l'année suivante.

En effet, nous savons que la bonne santé du cheptel apicole ainsi que celle des pollinisateurs sauvages est indispensable a la conservation de la biodiversité et au maintien d'une bonne production agricole. Rappelons en effet qu'environ 70% des espèces de plantes a fleurs dépendent de la pollinisation par les insectes et que 35% du volume de la production alimentaire mondiale (fruits et légumes, cultures oléagineuses...) sont directement liés a la pollinisation entomophile.

Pour y répondre, le RBA développe sur le terrain des projets d'études avec les différents partenaires de la gestion des territoires agricoles ou non agricoles, afin qu'ils prennent en considération l'importance de la ressource florale et de sa disponibilité pour les insectes pollinisateurs (abeilles domestiques et pollinisateurs sauvages) dans l'aménagement du paysage. Pour cela, le RBA propose différents projets de mise en ouvre d'actions efficientes en termes d'augmentation de la ressource florale. Nous développons d'ailleurs depuis 5 ans avec nos partenaires agricoles des essais sur des mélanges de cultures intermédiaires propices a la nutrition des pollinisateurs durant l'automne. Puis qu’à cette période de l'année, la ressource alimentaire fournie par la flore végétale naturelle ou cultivée est qualitativement et quantitativement pauvre, alors qu'elle devrait etre optimale afin de garantir la bonne santé des colonies pour passer l'hiver. Le RBA travaille également avec le monde des entreprises et de l'industrie afin de limiter l'influence de leurs activités sur leur environnement, en proposant d'intégrer l'enjeu pollinisateur dans leurs démarches de préservation de l'environnement.

Le RBA intervient aussi auprès des décideurs français et européens dans le but de faire évoluer les politiques environnementales et agricoles et d'arriver a conjuguer respect des pollinisateurs et agriculture moderne en renforçant notamment le dialogue entre le monde apicole et le monde agricole autour de la question de la ressource alimentaire. Le RBA est d'ailleurs partenaire de la 4eme semaine européenne de l'abeille qui aura lieu du 30 septembre au lier octobre au Parlement européen a Bruxelles. L'objectif de cet événement est d'aider les décideurs publics a comprendre les enjeux liés a la santé des abeilles et de contribuer a la mise en ouvre de politiques publiques audacieuses pour améliorer les conditions des insectes pollinisateurs en Europe.

 


Pour mener a bien nos différents projets en lien avec la contribution de la ressource alimentaire pour une meilleure santé des pollinisateurs, nous comptons sur les cotisations versées par les entreprises ou organisations professionnelles, les associations ainsi que sur les dons des sympathisants.

Rappelons par ailleurs que le Réseau Biodiversité pour les Abeilles est depuis 2011 une association reconnue d’intérêt général. Dans ce cadre, les cotisations, dons et mécénats versés a l'association avant fin décembre 2015 ouvrent droit a l'attribution d'un reçu fiscal pour une réduction d'impôt a hauteur de 66% du montant versé pour un particulier et 60% pour une entreprise (les reçus fiscaux seront envoyés en janvier 2016 pour les cotisations 2015). Alors si vous souhaitez nous accompagner et contribuer a l'amélioration de la santé des abeilles, nous vous remercions d'avance de nous faire parvenir le bulletin d'adhésion ci-joint accompagné de votre règlement de cotisation a l'adresse suivante :

Réseau Biodiversité pour les Abeilles
BP1
69690 BESSENAY


Vous avez également la possibilité d'adhérer en ligne sur notre site internet



Dans l'attente de vous revoir, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.

Philippe Lecompte
Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles
Ville-en-Tardenois, le 28 septembre 2015




jeudi 21 mai 2015

la gestion des bords de routes en faveur des abeilles


Adhérent depuis la création, je suis fier que notre association de "faizeux" soit reconnue pour ses expérimentations et ses travaux !!



si vous voulez soutenir notre action, 

le trésorier serai très heureux de recevoir votre adhésion


http://www.jacheres-apicoles.fr/actualites/145-appel-a-cotisation-2015.html.html



« un signal positif » donné par le gouvernement 
selon le Réseau Biodiversité pour les Abeilles

La ressource en pollen et en nectar, sur laquelle le RBA (Réseau Biodiversité pour les Abeilles) a développé une expertise pionnière, est enfin reconnue comme une piste majeure pour sortir de la crise apicole.


En présentant ce matin en Conseil des ministres le plan national d’actions « France, terre de pollinisateurs », Ségolène Royal entend répondre à la crise d’une ampleur sans précédent que traverse depuis une vingtaine d’années la filière apicole française. Une dizaine de mesures d’accompagnement du projet de loi « Biodiversité » ont été dévoilé par la Ministre de l’Ecologie. Outre la confirmation de mesures concernant les néonicotinoïdes, Ségolène Royal concentre les efforts des pouvoirs publics sur la reconquête d’une biodiversité fonctionnelle indispensable pour assurer les besoins nutritionnels des abeilles et autres pollinisateurs sauvages. 

Capitaliser sur les conclusions de l’expérimentation pilotée par le RBA
Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles se réjouit de la généralisation des actions en faveur des pollinisateurs sur les 12.000 km de dépendances vertes du réseau routier national non concédé, visant à améliorer le gîte et le couvert pour les abeilles. « Après quatre années d’expérimentations sur le terrain, nous avons pu mettre en évidence un impact positif de certaines modalités de gestion comme la fauche tardive ou l’implantation de mélanges fleuris riche en pollen et en nectar » explique Philippe Lecompte, apiculteur bio et Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles. « Nous sommes très satisfaits de la généralisation de ces bonnes pratiques sur l’ensemble du réseau national. C’est une reconnaissance de l’expertise du RBA et de son engagement tout au long de cette expérimentation en collaboration avec les services du ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie et l’ensemble des partenaires. »



Le bol alimentaire : facteur clé pour la santé des butineuses
Le plan « France, terre de pollinisateurs » insiste sur l’importance du bol alimentaire des abeilles. Ségolène Royal ne se contente pas des bords de routes. Elle invite également l’ensemble des gestionnaires comme Réseau Ferré de France, Voies Navigables de France ou les conseils départementaux à se mobiliser aussi pour développer la ressource pour les pollinisateurs. L’Office National des Forêts et le réseau des parcs naturels régionaux sont également concernés par ce plan national d’action. Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles sera attentif et vigilant pour s’assurer de la mise en œuvre de ce plan ambitieux, en particulier sur le volet nutrition de l’abeille. Une bonne alimentation équilibrée et riche en pollens diversifiés est indispensable pour permettre aux abeilles de maintenir leur défense immunitaire. Bien alimentées, les abeilles sont en effet plus résistantes et capables de faire face aux multiples agresseurs : parasites, pathologies, virus, pollution…




Contact presse : Pierre Testu
Tel : 06 67 17 10 65


A propos du Réseau Biodiversité pour les Abeilles

Fondé par Philippe Lecompte, apiculteur bio professionnel à Ville en Tardenois (Champagne), le Réseau Biodiversité pour les Abeilles s’impose depuis sa création en 2007 comme l’expert de l’alimentation des colonies. Acteur innovant et incontournable dans la déclinaison de la biodiversité en France, il coordonne le développement et la mise en place de jachères apicoles et d’intercultures mellifères. Véritables garde-manger pour abeilles, ces oasis de biodiversité sont réparties sur l’ensemble du territoire et contribuent de manière efficace au renouvellement du dialogue entre apiculteurs et agriculteurs grâce à un partenariat gagnant - gagnant. A ce jour, plus de 15.000 hectares consacrés à l’alimentation des pollinisateurs et au maintien de la biodiversité sont ainsi recensés. www.jacheres-apicoles.fr